Marché du crédit : les revenus modestes bénéficient de facilités en matière de crédit immobilierAvec la hausse actuelle des
taux du
crédit immobilier, la question de l'accès des revenus modestes à la propriété se pose d'une manière aigüe. Avec une hausse de 0,3% au cours du troisième trimestre 2007, le
taux du crédit est passé de 4,08% à 4,4% et le
taux d'intérêt moyen se situe désormais entre 4,25% et 5%. Les acheteurs d'immobilier neuf ou ancien sont les premiers à souffrir de cette hausse des
taux, et cependant, une étude réalisée par l'Observatoire du Financement des marchés estime que les ménages modestes ont moins de mal qu'auparavant à rembourser leur crédit.
Deux dispositifs seraient à l'origine de cette plus grande solvabilité : la déduction d'impôt du
crédit immobilier initiée par le gouvernement et la nette augmentation de la durée du
crédit immobilier qui atteint maintenant une moyenne de 236 mois. Avec l'augmentation du prix de l'immobilier, on a vu par exemple se développer le crédit sur 30 ans. L'impact fiscal est aussi considérable et peut entraîner pour les ménages emprunteurs modestes une baisse de 6,7 points du
taux d'effort pour un achat d'immobilier neuf et de 6,5 points pour de l'immobilier ancien.
Cette amélioration des conditions du
crédit immobilier pour les catégories les plus modestes de la population est une bonne nouvelle qui compense en partie la baisse de leur pouvoir d'achat.
C.B.
CrédiGo le 16 Mars 2008