Le
Revenu de Solidarité Active (
RSA), un projet défendu par le haut Commissaire aux Solidarités actives,
Martin Hirsch, est actuellement au cœur d'un débat au sein du gouvernement. Alors que
Martin Hirsch tente d'avancer dans la mise en place de la réforme, le reste du gouvernement dont le Premier ministre, François Fillon, annonce qu'ils considèrent le RSA comme un
projet coûteux.
Le financement du
RSA se situe au cœur du problème. Généraliser le
RSA se chiffrerait entre 2 et 3 milliards d'euros à la charge de l'Etat. Ce
projet coûteux pourrait être modifié, a laissé entendre François Fillon le mercredi 26 mars. Le premier ministre étudie d'ailleurs avec l'initiateur de ce projet, Martin Hirsch, la façon de « mettre en œuvre ce principe sans augmenter les dépenses publiques ».
Le RSA permet d'engendrer des recettes fiscales et sociales
Xavier Bertrand, interrogé sur ce problème de financement, a déclaré que même s'il constituait un projet coûteux, le RSA devrait être vu de manière « dynamique » puisque le retour à l'emploi engendre des recettes fiscales et sociales. Chaque chômeur qui retrouve un emploi améliore ainsi son pouvoir d'achat, paye à nouveau des impôts et relance la consommation.
Le RSA a également une fonction sociale, le nouvel actif peut de nouveau construire son avenir, avoir des projets, partir en vacances ou accéder à la propriété en contractant un crédit immobilier (l'accession à la propriété étant un objectif affirmé du gouvernement).
Cependant, la question du financement du RSA reste entière, même si sa généralisation reste prévue pour 2009.
V.D.N.
CrédiGo le 24 Avril 2008