Dans une interview donnée à TF1,
François Fillon a exclu tout
impôt supplémentaire pour faire face aux difficultés budgétaires que rencontre la France. Il a admit que la crise financière internationale plaçait la France dans un « trou d'air » mais a démenti tout projet de
plan de rigueur pour combler le déficit. Le gouvernement tablait sur une croissance supérieure pour 2008 et le ralentissement probable de l'économie va se traduire par des rentrées d'argent plus faibles. Ces difficultés surviennent dans un contexte délicat alors que les Français ont vu leur pouvoir d'achat diminuer ces derniers mois. Le durcissement des critères d'accès au
crédit et la hausse des taux ont aussi donné un coup de frein important à leur consommation.
Confronté à un déficit budgétaire croissant, les options du gouvernement sont minces : un impôt supplémentaire limiterait encore le pouvoir d'achat des Français ou la compétitivité des entreprises, et un plan de rigueur risquerait de déboucher sur des difficultés accrues pour tous.
François Fillon a minimisé le dérapage budgétaire, soulignant que sur les 0,3% supplémentaires, 0,2% provenaient des dépenses des collectivités locales. D'autre part, il a insisté sur l'importance de la baisse du chômage.
B.C.
CrédiGo le 25 Avril 2008