Taux de prêts variables : les implications sociales de la criseLa
crise des subprimes ne touche pas que les bourses et les marchés financiers américains. Elle a également eu un effet important sur la vie quotidienne des américains. De nombreuses familles à faibles revenus ont été séduites par des
crédits immobiliers à
taux de prêt variables. En raison de la
crise des subprimes, elles ne peuvent à présent plus rembourser leurs échéances du fait de l'augmentation constante des intérêts. Victimes des banques, les ménages les moins aisés ont donc été saisis.
Mais cette crise ne se cantonne pas au seul territoire des USA. Alors connaît-on réellement les pertes engendrées par la crise des subprimes pour les banques françaises ?
La crise des subprimes, quelles conséquences en France ?
Alors que l'Europe se croyait protégée, il suffit d'annoncer que les banques françaises enregistrent une perte de 7 milliards d'euros pour être convaincus que la crise des subprimes (ou prêt hypothécaires à risques) touche notre pays.
Lors de la publication de leurs résultats financiers pour l'année 2007, le Crédit Agricole annonçait une perte consécutive à la crise de 2,1 milliards d'euros, la Société Générale de 2 milliards (en position particulière vis-à-vis des autres banques en raison de l'affaire Kerviel), BNP Paribas 1,27 milliards et Natixis (banque d'affaires commune des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires) 1,2 milliard.
Mais la perte est largement inférieure à celle des institutions américaines. CitiGroup enregistre à elle seule 14,3 milliards d'euros de pertes ! Dans un rapport publié fin décembre, l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) chiffrait le total des pertes mondiales liées à la crise des subprimes à près de 300 milliards de dollars.
M.D.
CrédiGo le 07 Mars 2008