La région Ile de France affiche les taux de croissance d'encours de crédit (le stock des crédits) les plus élevés.
Depuis un an, les encours de crédit ont crû de 9,5 % en France, à 1.434 milliards d'euros. Les crédits aux ménages évoluent (+ 8 %), soit 688 milliards. A ce rythme, les banques françaises ne devraient avoir aucun mal à remplir leurs objectifs de croissance annuelle de 3 à 4 % imposés par le gouvernement. Mais les perspectives pour l'année 2009 sont sombres.
La croissance des encours est moins élevée que les années passées, affectée par la baisse des nouvelles souscriptions de crédits. Le cumul des nouveaux crédits sur douze mois ne s'établissait plus qu'à 480 milliards en octobre dernier (- 6 %) contre 511 milliards d'euros en octobre 2007 selon la Banque de France. Les nouveaux crédits aux ménages baissent deux fois plus que l'ensemble des crédits : - 15,8 % de crédits nouveaux sur douze mois entre octobre 2007 et 2008.
Le premier compte-rendu départemental transmis par les banques au gouvernement sur leurs encours de crédit dévoile de fortes disparités géographiques.
L’Ile-de-France porte 562 milliards de prêts, quand dix-neuf autres en concentrent moins de 75 milliards d'euros.
Le crédit à l'habitat reste encore en croissance soutenue. Les prêts immobiliers atteignent près de 20 % (189 milliards) en Région Parisienne. Dans onze régions, elle est au-dessus de 10 %, notamment en Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les ménages en situation de surendettement ont souvent contractés parallèlement différents types de crédits. Ils cumulent crédit à la consommation avec emprunt pour achat d’immobilier ancien ou neuf, avec parfois un crédit revolving. Confrontés à une baisse de leurs revenus disponibles, le rachat de crédits leur permet de retrouver une certaine aisance budgétaire et d’éviter l’engrenage des impayés et de l’interdit bancaire.
SC
CrédiGo le 17 Decembre 2008