Ecrit le 03 Juillet 2008
Préparer sa retraite devient de plus en plus important. L'effort d'épargne augmente car le rapport cotisants/retraités diminue. Quelles solutions s'offrent au futur retraité pour préparer sa retraite ?
Le rapport cotisants/retraités diminue
Alors qu'en 1950 on comptait huit cotisants pour un retraité, les cotisants ne seront plus que deux pour un retraité en 2050. D'ici 2050, le rapport entre le nombre de cotisants et de retraités va ainsi être divisé par quatre, d'où la nécessité d'un effort d'épargne plus important. De plus, l'espérance de vie qui s'allonge augmente la durée de la retraite, ce qui ne facilite pas l'équilibre du rapport cotisants/retraités. Selon Jean-Louis Laurens, président de Robeco France, « un Français qui décédera en 2030, à 96 ans, aura travaillé 37 ou 38 ans s'il a pris sa retraite à 58 ans. Sa période de retraite aura duré au moins aussi longtemps que sa période d'activité ».
Quel effort d'épargne pour préparer sa retraite ?
En 2020, les retraités toucheront 10% de moins qu'un salarié parti à la retraite en 2003. La perte atteindra même 20% pour une personne partant à la retraite en 2050, selon la dernière simulation de l'Observatoire de l'épargne européenne (OEE). Ainsi, un jeune salarié devra faire un effort d'épargne plus important que ses parents pour préparer sa retraite et obtenir le même revenu mensuel.
En effet, pour une retraite prise en 2020, un salarié non cadre touchera 75,6 % de son ancien salaire et 64,4% en 2050.
Les taux sont encore plus faibles pour les cadres puisqu'ils ne percevront que 55,5 % de leur ancien salaire en 2020 et 42,7 % en 2050.
Les autres solutions pour préparer sa retraite
Avec la diminution constante des taux de remplacement, chaque Français verra son effort d'epargne augmenter pour préparer sa retraite. Un effort d'épargne significatif devra être réalisé afin de faire face à la baisse de leur pouvoir d'achat consécutive au passage à la retraite.
Pourtant, lorsqu'on interroge les Français sur le financement des retraites, ils ne sont que 22% à souhaiter un financement par les individus eux-mêmes. En effet, il n'est pas toujours évident d'épargner.