Ecrit le 03 Avril 2009
La FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) jette un cri d’alarme. La crise de l’immobilier plonge la filière du logement dans une situation difficile. Crédigo, spécialiste du rachat de credits, vous explique la situation.
Tous les professionnels de la filière du logement ressentent les effets de la crise de l’immobilier
« Les professionnels sont de plus en plus nombreux à n'avoir réalisé aucune transaction depuis des mois », a affirmé le délégué général de la FNAIM Henry Buzy-Cazaux dans les Echos du 11 septembre 2008. La filière du logement est durement touchée : les agents indépendants ont été les premiers à ressentir les effets de la crise de l’immobilier mais les réseaux en font les frais eux aussi. De nombreuses agences ont déjà été fermées… Même les sites d’annonces en ligne pâtissent de l’absence d’enthousiasme des acheteurs potentiels : le site seloger.com a ainsi vu le nombre de ses nouveaux clients se diviser par deux au deuxième trimestre 2008.
La filière du logement n’avait pas prévu une crise de l’immobilier
Depuis un an, la FNAIM annonçait une diminution progressive des prix de l’immobilier. Au premier trimestre 2008 toutefois, elle a enregistré 28% de baisse sur la vente des logements neufs et elle revient désormais sur ses prévisions optimistes. Si la filière du logement s’attendait à la baisse des prix qui venait logiquement équilibrer les excès de la phase d’expansion, elle n’avait en revanche pas prévu la crise américaine du crédit hypothécaire à risque et la baisse du pouvoir d’achat des ménages français : en coïncidant avec le creux de la vague immobilière, ces deux facteurs ont précipité la chute des prix du logement et généré une véritable crise de l’immobilier.
Quelles solutions pour juguler la crise de l’immobilier et sauver la filière du logement ?
Lorsque le marché de l’immobilier est en baisse, les futurs propriétaires préfèrent retarder leur achat le plus possible. Afin que la filière du logement ne s’enferme pas dans un cercle vicieux, la FNAIM appelle l’Etat à contribuer au développement d’un secteur bancaire sain et protecteur pour l’emprunteur tout en incitant les banques à faciliter l’accès au pret immobilier. Elle conseille par ailleurs aux professionnels de tenir compte du tout nouveau pouvoir de négociation des acheteurs. La crise de l’immobilier pourrait ainsi être ramenée à des proportions raisonnables. Selon la fédération des professionnels de l'immobilier en effet, les prix de l’immobilier français sont simplement « appelés à s'ajuster pour répondre à une demande forte qui n'attend qu'à être solvabilisée ».