Ecrit le 24 Novembre 2009
L'assurance-vie reste l'un des meilleurs moyens de se constituer (en franchise partielle d'impôts) un complément de revenu, tout en protégeant financièrement ses proches. Par exemple, en cas de décès, possibilité de transmettre par ce biais, au bénéficiaire de son choix, jusqu'à 152 500 euros hors droits de succession ou 30 500 euros pour les primes versées par une personne âgée de 70 ans ou plus).
Accessible dans n'importe quel réseau financier, l'assurance-vie alimentée librement, est récupérable au bout de huit ans de détention hors impôts (sauf prélèvements sociaux), sous réserve que les interets générés n'excèdent pas 4 600 euros (ou 9 200 euros pour un couple marié). Au-delà de ce montant, une taxe de 7,5% s'enclenche. Avant huit ans, les sorties anticipées sont possibles, mais elles se soldent par une ponction fiscale sur les interets du contrat (35% si le retrait se fait avant quatre ans et 15% ensuite).
A l'échéance du contrat d’assurance-vie, si vous souhaitez profiter de rentrées régulières, rien ne vous empêche de programmer vos retraits dans le temps. Vous pouvez aussi opter pour une sortie sous forme de rentes viagères qui, versées jusqu'à la fin de votre vie (ou celle de votre conjoint s'il y a réversion), seront peu imposées (assiette dégressive de 70% à 30%, selon l'âge du rentier).
Côté gestion, pour la sécurité, mieux vaut souscrire des supports dits en "euros". Majoritairement investis en obligations d'Etat, leur rémunération reste modeste (un peu moins de 4% en moyenne en 2008). Mais l'epargne capitalisée est garantie. Ce qui n'est pas le cas des fonds diversifiés des contrats multisupports (unités de compte investies en actions et autres actifs mobiliers ou immobiliers). Leur valorisation suit à la hausse, mais aussi à la baisse, celle des marchés. Les pertes peuvent alors être sévères... Sur un horizon à long terme (au moins dix ans), panacher support en euros et unités de compte constitue néanmoins une excellente solution pour dynamiser en douceur son epargne. Nombre de compagnies proposent des pilotages automatiques de ce type, avec des gestions "à horizon", clefs en mains, particulièrement adaptées à un objectif retraite.