Ecrit le 24 Novembre 2009
Uniquement récupérable sous forme de rentes viagères fiscalisées, le Plan Epargne Retraite Populaire (PERP) vaut surtout pour ceux qui cherchent un revenu complémentaire garanti jusqu'à la fin de leur vie.
Exception : seuls les retraités qui accèdent pour la première fois à la propriété dérogent à la règle et peuvent toucher un capital.
Bloqué jusqu'à la retraite, le PERP peut être transféré dans un autre établissement. Mais mieux vaut avoir de solides raisons de le faire, car cette opération se révèle très coûteuse en frais.
Côté fiscalité, les cotisations sont déductibles chaque année du revenu net imposable, dans la limite de 10% des revenus professionnels de l'année N-1, eux-mêmes plafonnés à huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale. La part non utilisée de cette déduction peut être reportée pendant trois ans.
D’autre part, le PERP est exonéré de prélèvements sociaux pendant la phase de constitution. Le PERP est également exonéré d'ISF, en phase de rentes, pour les plus fortunés (sans conditions jusqu'au 31 décembre 2010 et sous réserve, ensuite, de versements réguliers quinze ans durant).
Attention, toutefois : l'avantage fiscal du PERP reste relatif. "Il vaut surtout pour des personnes fortement imposées, dont les revenus diminueront sensiblement lors du départ en retraite", rappelle Olivier Eon, de l'Observatoire de produits financiers Testé Pour Vous.